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RONALDO ET LE PAPILLON DE DIEU

 

Pour parler de l’histoire de Cristiano Ronaldo, dire qui il est, j’aurais pu copier-coller les articles de wikipedia, j’aurais pu commencer en donnant sa date de naissance, le lieu où il est né, citer tous les titres et trophées qu’il a remportés, préciser les dates de ses 5 ballons d’or, donner le nom de toutes les équipes dans lesquelles il a joué, donner le métier de ses parents, parler de sa famille, oui, j’aurais pu faire ça. Ça fait toujours bien de donner plein d’informations dans notre époque où rien qu’en tapant le nom d’une personnalité sur Google on arrive sur des milliers de pages, des milliers de commentaires, des milliers de vidéos. Ça fait toujours bien, et ce n’est pas bien compliqué, ça fait toujours des vues sur une vidéo pour pas cher. Mais est-ce qu’en donnant toutes ces informations, on aide à comprendre qui est une personne ?

Toi qui m’écoutes en ce moment, si je te posais cette question : qui es-tu ? Que me répondrais-tu ? Me donnerais-tu ton nom et ton prénom ? Ton âge ? Ta profession ? Celle de tes parents ? Ton lieu de naissance ? Ton salaire ? Le nombre des amis que tu as ? Les gâteaux que tu adores manger ? En fait, qu’est-ce qui te définirait, finalement ? Quelles informations me donnerais-tu pour t’identifier en tant que personne ?

Je me suis posé ces questions au moment de parler de Ronaldo. Qui est-il vraiment ?

Quel être humain es-tu Ronaldo ? Pour seule réponse, j’ai repensé à toute ta carrière, à tout ce qu’on a pu entendre sur toi, et je me suis demandé quel est le moment qui m’a le plus marqué. Je n’ai pas mis longtemps à repenser à ta finale de l’euro 2016 contre la France. Le comble. Toi qui as marqué des centaines de buts, gagné des dizaines de coupes, de championnat, je n’allais quand même pas parler de ta vie avec un match où tu n’as marqué aucun but, fait aucune passe décisive, un match où tu n’as joué que 20 minutes…

Eh bien si, pourtant, c’est de ta finale manquée que je vais parler.

On emporte alors le corps de Ronaldo, on l’emporte loin des siens, on l’emporte, seul. Seul avec son rêve qui disparaît, son rêve de remporter un grand trophée avec l’équipe de son pays, le Portugal, ce Portugal qui l’a vu grandir, qui l’a élevé, formé, ce Portugal à qui il doit tout. Ronaldo voulait plus que tout au monde donner à son pays, à ses compatriotes, à ses coéquipiers, aux supporters portugais, donner cette grande victoire, digne de celles qu’il avait déjà gagnées avec ses clubs. Mais on l’emporte loin, hors du terrain, hors de sa vie, hors de son rêve. Alors, comme ça, les dieux du football le laisseraient tomber, maintenant, au pied de son rêve ? Mais pourquoi lui feraient-ils ça ? Pourquoi ce coup du sort, pourquoi ce jour-là, pourquoi ce match-là ?

Alors on emporte le corps de Ronaldo, seul, comme dans un dernier cercueil, seul, comme tout doit finir un jour. Mais, en fait, ce n’est pas lui qui reste seul. Car sans le savoir, il emporte avec lui tout le stade, tous les supporters portugais, ceux des tribunes, mais aussi ceux devant leur télévision. Avec lui, il emporte tous ses fans du monde entier. Alors non, ce n’est pas Ronaldo qui reste seul. C’est elle. Elle, l’équipe du Portugal, soudainement orpheline de son capitaine, orpheline de son moteur physique et mental. Ronaldo s’éloigne, allongé, les bras en croix, comme un Messie martyr qu’on emmène à la crucifixion. Comme le Christ laissant seuls ses 12 apôtres, Ronaldo abandonne ses 11 coéquipiers et son entraîneur, seuls face à leur destin.

Mais le match reprenant, on ne s’en aperçoit pas tout de suite, comme il en est des miracles, on ne s’aperçoit pas tout de suite que si le corps de Ronaldo n’est plus sur le terrain, il y a laissé son âme. Il l’a partagé avec chacun de ses coéquipiers, comme la multiplication des pains. Comme s’il disait : prenez mon âme, je vous la laisse ici pour vous.

C’est en revoyant les images de sa douleur, son visage grimaçant autant de souffrance physique que de désillusion, que tout s’éclaire. Ce papillon qui vient se poser sur l’œil de Ronaldo, comme lui séchant ses larmes, comme pour lui donner ce signe divin. Si les dieux du football t’ont laissé tomber ce soir, Ronaldo, là, au pied de ton rêve de faire triompher ton pays, peut-être que Dieu, le vrai, lui, a pris la relève. Ce papillon de lumière qui vient apaiser ta peine, qui vient consoler ton immense chagrin, était-il ce signe que personne n’a compris sur le moment ?

Tout ce qu’on sait, c’est qu’à peine soigné et bandé, tu as passé le reste du match le long de la ligne de touche à encourager tes coéquipiers, à crier tes conseils, à hurler tes avertissements de danger. Tu savais que l’équipe de France était la plus forte, surtout avec toi sur le banc de touche. Mais tu n’as rien lâché, malgré ta douleur et ton désespoir, malgré cette cruelle frustration de ne pas jouer ce soir-là, tu as fait ce que toute ta vie tu as fait : tu as continué à te battre, tu as continué à y croire, tu n’as jamais abandonné.

Ce soir-là, même et surtout si ce papillon n’avait rien de divin, tu nous a montré une chose aussi importante que de savoir si un dieu existait vraiment, tu nous as montré qu’en chacun de nous il peut y avoir cette puissance mentale, ce petit supplément d’âme, si on y croit vraiment. Tu nous as montré qu’il n’y a pas de fatalité, que même dans les circonstances les plus défavorables de la vie, on peut arriver à forcer notre destin. Mais surtout sans haine, sans mauvaise intention, bien au contraire, et c’est là toute ta puissance, toute ta dimension, Ronaldo, tu nous as montré, ce soir-là, que l’être humain peut tout réussir avec un seul sentiment : l’amour. L’amour d’un sport, l’amour d’un art, l’amour des gens, l’amour d’un pays. L’amour de la vie, tout simplement.

Qu’aurait dit le petit Ronaldo en regardant une finale pareille ? Aurait-il cru que cet exploit n’était possible que parce que c’est une grande star du foot qui l’a fait ? Aurait-il cru encore plus à dieu ? Aurait-il pleuré lui aussi devant la télévision de son HLM sur l’Ile de Madère ? Aurait-il cru que c’est grâce à un papillon que le petit Ronaldo en est arrivé là où il est aujourd’hui ? Non, petit, tu n’as pas réussi grâce à un papillon. Tu as réalisé tes rêves grâce à ce qui est à l’intérieur de toi. Et aucun papillon au monde n’aurait pu te voler ton destin.

Car ce qui définit un homme, une femme, n’est pas toutes les informations administratives. Ce qui te définit, ce n’est pas ta gourmandise pour le nutella, tes goûts musicaux ou cinématographiques, non, c’est parfois juste un acte, une décision. Pour moi, ce qui définit le mieux Ronaldo, c’est ce papillon de lumière, ce papillon d’un soir. Alors maintenant toi, toi qui me lis, quel est le papillon de ta vie ?

Je te remercie sincèrement pour ta lecture, c’était Jean-Pascal Maldoff.

 

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